Editorial
 
Enrichir la réflexion
L’action discrète et efficace que mène le Conseil économique et social (CES) au profit des projets de loi élaborés par le gouvernement n’a pas manqué d’être relevée à chaque occasion par les divers intervenants dans la vie politique, économique et sociale.

Organisme consultatif bénéficiant, de par les compétences qu’il recèle, d’un niveau important d’expertise dans les divers domaines intéressant la vie publique, le CES n’a cessé, depuis sa fondation, au lendemain du Changement politique de 1987, d’enrichir la réflexion sur les différents projets de textes de loi et leurs implications sur la vie économique, sociale ou culturelle de la cité.

Recevant, avant-hier, des mains de son président, M. Sadok Chaâbane, le rapport annuel des activités du CES durant l’année 2007, le Chef de l’Etat a fait état de son intérêt pour l’action menée par ses membres en matière d’évaluation des projets de loi conçus par le gouvernement.

Le Président de la République a saisi l’occasion pour réaffirmer l’importance qu’il accorde à cette institution, «en tant qu’espace ouvert à toutes les organisations professionnelles, sensibilités politiques, compétences administratives et universitaires et représentants des régions».

Cette composition riche et diversifiée du Conseil et le niveau d’expertise scientifique, technique, économique, sociale, culturelle, patrimoniale et d’affaires qu’elle dégage, au service de l’action publique, n’ont cessé de se prévaloir d’un rôle de veille attentive au service du gouvernement.

La présence en son sein de représentants des différents partis politiques, des grandes organisations socioprofessionnelles et de nombreuses expressions de la société civile, dont des ONG très actives, donne effectivement au CES les moyens d’une expertise riche et d’un dense débat contradictoire qu’il s’applique à mettre, sans tapage, au service du Président de la République.

D’où l’intérêt tout particulier que lui porte le Président Ben Ali en tant que structure d’analyse, d’évaluation et d’enrichissement des projets de loi avant leur soumission au pouvoir législatif. Une structure dynamique dotée d’un haut niveau d’expertise et ouverte à toutes les expressions de la société tunisienne.